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TESTER POUR APPRENDRE

Nos braves enfants sont les premiers adeptes de cet adage. « J’ai bien compris que le four brûle mais je vais y mettre la main malgré tout, on verra bien ». Quelques minutes plus tard … un cri, des pleurs : « oui ça brûle ». Et ça y est l’information est enregistrée, la leçon est apprise. Il aura fallu tester. Et adulte, où en sommes nous de cette façon d’apprendre ?

Il y a de multiples façons d’apprendre suivant nos capacités, nos facilités, nos apprenants ou le contexte. Tester est parfois une option efficace mais qui demande de l’indulgence envers soi et un environnement qui l’autorise.

En effet, lorsque nous choisissons de tester pour apprendre, nous acceptons la possibilité que l’apprentissage passe par « l’échec ». C’est lorsque nous sommes confrontés, au même titre que l’enfant et le four, à une situation qui nous déstabilise, nous blesse, ou nous met face à nos limites que nous apprenons. Heureusement ce n’est pas le cas systématiquement. Lorsque par exemple il arrive de se faire expliquer un nouveau jeu par des amis et que malgré les explications tout n’est pas clair, faire « un tour pour expérimenter » permet de saisir par le test, par la mise en pratique . « Et là j’ai le droit de faire ça ? », «  Si je fais ça c’est bon ? »… Autant de phrases qui sont des validations par le test de la règle, de la compréhension de celle-ci. Et bien sûr, qu’il est difficile de faire ça lorsqu’on ne se sent pas en «sécurité », entouré de personnes indulgentes, patientes, ou simplement connaisseuses, en capacité de nous expliquer, nous orienter, nous accompagner à apprendre, à comprendre.

Cela nous demande donc une certaine « mise en danger », d’accepter de ne pas maîtriser, ne pas être sûr, être repris, ou être surpris en flagrant délit de « beh tu as pas compris ça toi ? ». Et bien oui, parfois on ne peut pas tout saisir, simplement parce que c’est écrit, dit ou clair pour les autres.

Alors n’oublions pas lorsque nous sommes ceux qui savent, ceux qui comprennent, qui ont déjà testé et déjà appris, que les autres n’en sont pas toujours au même stade que nous. Si nous avons besoin de douceur lorsque nous sommes en situation d’apprendre, offrons à notre tour de la douceur lorsque quelqu’un ne sait pas et ose se mettre en situation de tester pour y arriver.

Et vous, quelle attitude avez-vous habituellement quand quelqu’un comprend moins vite que vous ?

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