Parler du pire, y penser, s’y préparer est parfois quelque chose de tabou, que l’on s’interdit. Car la peur de voir arriver un événement parce qu’on en a parlé, de réveiller le destin est souvent très forte dans l’imaginaire collectif.
Alors comment faire face à cela ? Peut on se permettre de « penser au pire » alors que tout va bien ?
Il y a de multiples façons de « penser au pire » mais peut-être pouvons-nous encore une fois changer d’angle de vue et le regarder autrement. Est-ce qu’un pompier se prépare à éteindre un incendie uniquement lorsqu’il est sur place? Heureusement pour nous non, c’est lorsque LE PLANNING EST CALME ET L’ESPRIT DISPONIBLE QUE LE POMPIER SE PREPARE, vérifie ses outils, et s’améliore pour GERER EFFICACEMENT le pire dans une situation d’urgence, de danger.
Alors bien sûr pour certains, cela peut donner l’impression de ne pas savoir profiter de l’instant présent, de s’imaginer que le pire vient toujours après le meilleur, et qu’il nous arrivera toujours quelque chose de difficile à vivre. Mais l’idée n’est pas là, aucune idée préconçue, aucun schéma général qui doit se reproduire à l’infini. Juste l’idée que nous pouvons nous octroyer de temps à autre, la possibilité d’affuter nos outils, de nous affuter nous-même.
CONNAITRE NOS FORCES, savoir sur quoi nous appuyer si la situation venait à changer, et vérifier que quelque soit le contexte, quels que soient les reliefs, nous savons sur quoi nous pouvons compter, en nous et autour de nous. NOS RESSOURCES SONT LA, toujours avec nous, mais parfois lorsque tout est beau et rose, nous pouvons être tentés d’espérer que tout va rester figé, bloqué dans cet espace-temps idéal. Mais le MONDE BOUGE en permanence autour de nous, et tenter de faire un arrêt sur image rend parfois difficile le retour à la réalité. Et dans ce contexte, nous comptons beaucoup sur notre environnement pour ne pas bouger et nous protéger, oubliant par la même que nous avons aussi des POTENTIELS A EXPLOITER POUR NOUS AIDER A GRAVIR LES OBSTACLES QUI SE PRESENTENT.
Comme pour toute activité, il faut savoir l’utiliser avec modération. Prendre le temps de regarder en soi et autour de soi pour trouver nos ressources, nos soutiens, nos piliers, CE QUI RESTERA PENDANT ET APRES LA TEMPETE demande de l’énergie.
Il faut OSER SE REGARDER AVEC DOUCEUR, être aussi objectif envers soi qu’envers les autres, ne pas se juger plus durement. Les qualités que nous arrivons à voir chez les autres existent en nous aussi, et parfois ce temps octroyé pour y regarder de plus près, prendre de la distance sur la situation et sur soi, peut permettre de regarder avec plus de justesse en nous.
Et si finalement oser se préparer au pire c’était surtout SE PREPARER A REAGIR DE LA MEILLEURE DES MANIERES EN CAS DE BESOIN EN SACHANT COMPTER SUR SOI?
Et vous, sur quoi/qui pouvez-vous compter en cas de grosse tempête ?
