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ENNUI ET VOUS ?

Même si l’ennui ne semble pas agréable de prime abord, il est pourtant bien présent dans notre quotidien, notre couple, notre travail, nos relations amicales … Mais est-ce grave? Heureusement non, et l’important c’est qu’il puisse exister sans nous malmener ou nous faire tout remettre en question.

Car peut-on vraiment se prémunir de l’ennui? Un travail que nous adorons, une vie de couple qui répond à nos besoins, nos attentes, notre vision ne peut pas toujours se départir d’un peu d’ennui. Car lorsque nous avons quelque chose, lorsque nous vivons notre idéal, il se présente souvent à nous une sorte de sentiment d’acquis, un peu comme le repos du guerrier après la bataille. Durant cette période après l’effort, il est parfois plus difficile et moins spontané de se mettre en mouvement, de rester actif, intéressé et motivé. C’est alors que malgré tout l’amour que nous pouvons porter à notre travail, notre couple, nos amis, il peut parfois survenir un sentiment de lassitude. Cet ennui face à quelque chose qui ne nous fait plus autant vibrer que lorsque nous le regardions de loin, lorsque nous étions prêts à braver des montagnes pour ce bonheur est normal, mais souvent déstabilisant.

Et c’est alors que la question survient : « Si je m’ennuie dans mon couple, est-ce que c’est le signe de la fin de nos plus belles années, est-ce que je l’aime encore? »

Ou bien, « Si je m’ennuie dans mon travail, est-ce que ça veut dire que je ne m’y retrouve plus du tout, que je dois changer? » Ou encore :  « Je vais faire avec, et espérer que ça passe, c’est une phase qui j’espère va se terminer vite, de toute façon il n’y a rien à faire, c’est la vie… »

Comment cet ennui finit-il par tout remettre en question ? Lorsque nous avons ce que nous désirons, il est possible de projeter notre désir ailleurs, d’être déçu qu’il ne ressemble pas exactement à l’idéal que nous nous en faisions ou de vivre ce que nous avons construit. Et c’est là que chacun de nous peut agir. Quel idéal souhaitons-nous, et comment profiter lorsque nous vivons ce que depuis toujours nous espérions?  La solution n’est peut-être pas à chercher dans les romans d’amour et les livres de management, où on nous rappelle depuis la nuit des temps que tout est beau seulement lorsque c’est parfait. Il est normal de s’ennuyer, même dans un contexte épanouissant, tant que cela ne devient pas la règle. C’est à chacun de trouver le moyen de vivre ce moment plutôt que de le subir, et de ne pas le laisser prendre le pas sur ce que nous vivons.

S’il peut sembler logique de laisser un enfant s’ennuyer et de ne pas toujours le mettre en activité, cela doit être envisageable de nous laisser le droit à l’ennui sans tout interroger, sans tout remettre en jeu. Qu’en dites-vous ?

Notre idéal, au-delà de ces moments, pourrait être simplement une ligne directrice, un fil rouge vers lequel nous souhaitons tendre, sans s’imposer de l’atteindre, et en ayant à cœur de regarder aussi ce que nous avons, en savourant le bonheur de l’instant.

Et vous, vers quel idéal voguez-vous en ce moment?

La publication a un commentaire

  1. Virginie

    J ai trouvé cet article très intéressant. Il m a questionné sur différents points et en particulier sur le sens de l ennui (lassitude, routine, « repos après la bataille »,…). Pour finalement, constater que je n’ai pas souvent le sentiment de m’ennuyer ou tout du moins de ne pas trouver désagréable l’ennui puisque je vais me mettre en action si ça le devenait. (Je fais une différence entre l ennui et être dans une situation qui ne me convient pas.)

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