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DORMONS (et bien plus)

A l’heure où la nécessité de s‘adapter continue d’être vitale, je vous propose d’aller dormir un peu, à la fois pour nous reposer, nous ressourcer, repartir avec de l‘énergie, mais aussi avec des solutions. Car le sommeil n’est pas juste là pour reposer le corps. La nuit porte conseil, si vieil adage qu’il a sûrement un peu de vrai.  

Non je ne suis pas fatigué(e), je n’ai pas besoin d’aller dormir. Quel enfant n’a pas dit cette phrase au moins une fois ? Et qui d’entre nous ne se l’est pas dite intérieurement ? Effectivement le sommeil est un besoin, vital d’ailleurs, avec lequel nous ne sommes pas tous égaux.  

De ceux qui ont besoin de 4-5 heures de sommeil pour être en pleine forme à ceux pour qui 12h ne sont jamais vraiment suffisantes… chacun son rythme. Il y a aussi ceux qui sont plutôt du matin et ceux plutôt du soir, avec leurs propres périodes de productivité en journée. Et de ce point de vue-là, il convient de s’écouter.  

Parfois nous avons réussi à conjuguer notre vie avec notre sommeil. Ceux du matin, avec un petit besoin de sommeil ont trouvé un emploi qui les mobilise tôt et leur laisse du temps en journée une fois leurs tâches accomplies par exemple.  

Et parfois le rythme ne coïncide pas, coincé(e) même, avec un sentiment de fatigue, de ne jamais ou pas souvent être “en rythme”, être aligné(e). Changer de travail n’est pas toujours chose aisée, et ce n’est pas simple d’expliquer à vos supérieurs que c’est parce que votre travail ne coïncide pas avec votre rythme de sommeil.  

Pourtant si dormir est un besoin physiologique, c’est aussi une formidable usine à énergie. Et lorsque celle-ci est déstabilisée, il faut en trouver la cause. Nous ne sommes pas tous égaux sur notre capacité à trouver le sommeil et à ce qu’il soit réparateur. Mais nous pouvons tous et toutes chercher la cause d’une perturbation. Le changement d’heure par exemple est une situation commune qui peut décaler votre horloge biologique et faire un pied de nez à votre sommeil quelques nuits.  

Mais pas que. Lorsque la nuit arrive, source de repos, de lâcher-prise et de prise de recul, c’est là où surgissent parfois nos angoisses, nos réflexions interminables sans solutions, nos doutes. Et c’est à la porte de notre chambre que nous pouvons les renvoyer. Car ils peuvent nous arriver, ils sont signes de ce qui nous traverse, ce qui nous perturbe ou nous anime en ce moment, et il faut pouvoir les accueillir, mais dans les moments qui nous semblent propices, pertinents et utiles. 

Dans certains cas, la solution n’arrivera que lorsque vous serez en situation, et non en train d’extrapoler et d’imaginer les pires scénarii. En revanche, il est tout à fait possible de donner une mission à votre cerveau, de lui demander d’œuvrer pour vous durant la nuit, pour répondre à une question dans votre sommeil. Essayez si ça vous tente, par curiosité, sur des questions simples. Tout comme vous pouvez noter tout ce qui vous questionne, vous angoisse, sur un petit calepin ou votre smartphone avant de vous coucher, pour le laisser là et n’y revenir que le lendemain, en étant rassuré de n’avoir rien oublié de ces pensées essentielles du coucher.  

Vous avez le droit au repos, à la détente et à des moments de répit. S’octroyer le droit de ne rien faire est essentiel lorsque c’est nécessaire, de même que s’octroyer le droit de se reposer, se redonner de l’énergie, et de laisser à certains sujets le temps de la réflexion et du recul. 

Et vous, quelle situation allez-vous noter ou laisser à la porte de votre chambre pour mieux vous reposer cette semaine ?  

Cette publication a un commentaire

  1. Virginie

    En tant que mère, femme, salariée,… j ai tous les soirs des pensées à laisser à la porte avant d’aller me coucher. L’idée de noter, que je pratique depuis déjà quelques temps, est très efficace pour s’autoriser à s’endormir sereinement.

    Le sommeil est effectivement indispensable. Ca m’a fait sourire de lire que certains disent « je ne suis pas fatigué « , ça m a fait penser à quelqu’un. Je lui ferai lire cet article.

    Trouver son rythme n’est pas toujours facile mais tellement agréable, une fois qu’on l a trouvé. Beaucoup auront peut-être du mal à le comprendre mais le rythme que j’ai depuis 1 an (à cause des couvre feux) me convient finalement plutôt bien.

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