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DE LA RESOLUTION A L’ACTION

Aujourd’hui, c’est un concept évoqué par un ami qui m’intéresse et que nous vivons tous au quotidien : l’acrasie. Le nom est barbare mais la définition simple : c’est lorsque nous savons que la bonne chose à faire est … mais que nous agissons à l’encontre de ce jugement. Derrière cela, certains parlent de la faiblesse de la volonté. Heureusement, même si parfois le chemin est tortueux, nous arrivons à nos objectifs.

Alors parmi les exemples marquants : « je veux avoir une meilleure santé, donc en cette nouvelle année, je vais faire du sport, arrêter de fumer, et moins faire la fête ». Le meilleur jugement pour arriver au résultat attendu pourrait effectivement passer par ces quelques actions. Mais au fur et à mesure de l’année, ou parfois dès la première occasion, convertir nos souhaits en action se révèle beaucoup plus ardu.

Alors comment faire ? Parce que pour atteindre nos objectifs, au-delà de la motivation, et de la certitude que c’est la bonne chose à faire, il faut transformer l’essai. Et c’est là que volonté et raison entrent en jeu.

La raison c’est la réflexion, le calcul, et l’analyse de ce qu’il faut faire pour aller de A vers B. La volonté se différencie parce que même si la meilleure option est le chemin le plus court et le plus rapide, nous préférons parfois prendre les routes de campagne, à la place de l’autoroute. Rien d’inquiétant à cela, mais parfois ce peut être la source de démotivation, de déception, et nous ancrer dans un schéma répétitif d’échec : «  Ca tous les ans , je prends des bonnes résolutions mais passé janvier je n’en tiens aucune, alors à quoi bon ? »

Comme à l’habitude, je vous invite à prendre en compte vos critères personnels. Faire preuve de raison est essentiel, savoir regarder et trouver la ou les voies qui mènent à l’arrivée peut être un moyen de réussir. Prendre en compte votre volonté, ce que vous souhaitez, comment vous le souhaitez est aussi vital pour réussir, affronter et triompher des obstacles.

Sur un sujet d’actualité comme l’environnement par exemple, le curseur peut être difficile à placer. Allant de la personne qui n’a aucun intérêt spécifique pour le sujet, à celle qui a changé radicalement de mode de vie, habitant dans des kerterres, chacun a trouvé sa raison, et s’est appuyé sur sa volonté pour emprunter un chemin spécifique. Et entre ces deux choix, se trouve la majorité, qui compose entre raison de protéger la planète et volonté plus ou moins forte de le faire, de passer de deux à une seule voiture, de réduire ses déchets, de recycler, d’avoir un compost, de moins voyager en avion, ou au contraire de faire attention sans se priver d’un certain confort, d’une liberté.

Dans tous les cas, nous savons assez souvent quel est le bon choix, mais la mise en application est plus ou moins simple pour chacun. Entre le premier pas à faire, la peur de blesser, d’être regardé différemment, d’être mis à l’écart, de perdre sa liberté, s’écouter n’est pas toujours la voie la plus aisée, ni emprunter la ligne droite, brutale et déstabilisante lorsqu’il s’agit de changer. Comme parfois faire un petit pas vers autre chose est le début d’un long chemin, je vous propose de regarder en vous ces petites choses, que vous ne faites pas en sachant qu’elles seraient nécessaires, importantes ou bénéfiques.

Qu’est-ce qui fait que vous ne les faites pas ? Etes-vous en accord avec ca ? Qu’en tirez-vous ? Une fois que vous avez répondu à ces quelques questions, avec l’idée que vous en tirez d’autres bénéfices ou un équilibre, que ça ne vous intéresse pas de faire de cette manière, ou que parfois être bienveillant envers soi est plus difficile que prévu, vous aurez quelques pistes pour le premier de l’an à venir. Et puis si quelque chose doit changer selon vous, pourquoi aujourd’hui ne serait pas lui aussi un bon jour ?

Et vous, quand vous faites l’inverse de ce qui vous semble bon, c’est dans quel but ?

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