Et si cette semaine, on faisait un choix, rien qu’un, en se disant qu’on sait pourquoi on le fait, et surtout pourquoi on assume cette voie choisie. Car finalement un choix c’est le choix d’un chemin lorsqu’on est à une intersection. Et certains regardent l’autre chemin en se demandant s’il était meilleur, d’autres ont oublié l’intersection en quelques secondes à peine. Et vous vous faites comment ?
Décider de … Préférer telle chose à telle autre. Choisir, c’est donc commencer par prendre une décision. Et ça, nous en avons déjà parlé, ce n’est pas toujours aussi simple qu’espéré. Alors pour la rendre simple, il en va souvent de nos “mouvements intérieurs”. Comment nous sentons-nous lorsque nous nous projetons ? La projection est souvent très efficace pour juger de nos choix présents.
Impossible de tout prédire, c’est certain. Mais oser voir les similitudes, différences, avantages et inconvénients possibles d’un choix par rapport au présent, c’est mettre le maximum de chances de votre côté.
Dans ce même temps il est bon aussi de regarder ce que nous nous cachons. “Là il pousse un peu le bouchon”, vous trouvez que j’exagère sûrement ? Mais je fais ce choix de mots en connaissance de cause. Chacun, chacune est seul à pouvoir aller regarder ce qu’il se cache. Par peur de “regarder la vérité en face”, de devoir faire changer quelque chose qu’il n’est pas prêt à faire, à oser dire qu’il préfère ceci ou cela... Les raisons sont nombreuses, mais c’est surtout en regardant cette petite part d’ombre, de silence, d’appréhensions, que nous pourrons vraiment vérifier si une situation nous va.
Voici une autre proposition, plus personnelle celle-ci, mais qui a fait ses preuves aussi. Si un choix vous était imposé, seriez-vous d’accord avec ce choix (au-delà du caractère imposé bien sûr). Si pour un repas la personne avec vous vous propose “salade ou plat en sauce” par exemple. Vous dites n’avoir pas de préférence, ce à quoi il vous répond “dans ce cas ça sera … » . Serez-vous finalement d’accord ? Cette petite voix qui vous dit “oh non finalement j’aurais préféré … », ou “bof en fait … » écoutez-la. Elle vous est précieuse pour vous aiguiller.
Vous vous éviterez à la fois de vous en vouloir de n’avoir pas fait de choix, et même d’en vouloir à l’autre d’avoir fait un choix qui ne vous correspond pas. Vous êtes en capacité de faire un choix, il faut juste parfois trouver les arguments, définir les critères selon lesquels vous allez juger de la route à suivre.
Voici quelques phrases que je vous passe, à la volée et c’est bien sûr non exhaustif :
Qu’est-ce que j’ai besoin aujourd’hui ? Est-ce que cette situation peut durer et m’aller ou est-ce temporaire ? Qu’est-ce qui fait que je préfère ce chemin à l’autre ? Est-ce que je veux choisir … ou plutôt éviter l’autre voie ? Qu’est-ce que je préfère dans mon choix par rapport à l’autre ? Prendre cette route aujourd’hui m’empêche-t-il de bifurquer de nouveau plus tard si l’occasion se présente ?
En bref, dès lors que votre décision est liée à vos préférences, besoins, à votre équilibre, la voie délibérément laissée de côté ne sera plus un objet fixe qui vous malmène.
Bien sûr la réalité du quotidien et de la vie fait que choisir une voie n’est pas chose aisée. Mais qui a dit que faire le choix d’une route était défini à un instant T, court et bref ? Pourquoi ne pas faire comme en conduite, regarder devant soi, tenter avec sérénité de regarder le croisement qui arrive, d’y lire à l’avance quelques panneaux. Et comme évoqué la semaine dernière de se rappeler de son cap, qui permet même si on ne prend pas exactement la bonne route, d’aller malgré tout dans la bonne direction.
Et vous, pour quel choix à venir allez-vous regarder précisément vos options dès aujourd’hui ?
