Perdre du poids est une chose, souvent liée à des problématiques physiques, de santé, de regard de l’autre ou d’image de soi, et bien d’autres raisons encore. En tout cas, l’objectif ou l’espoir est de se sentir plus à l’aise, avec soi ou dans son quotidien. Il en va de même avec le fait de “perdre des poids”, nos poids, ceux qui pèsent sur nos épaules, sur notre moral, ces fardeaux lourds à porter. Alors on met notre mental au régime cette semaine ?
Perdre du poids passe par des changements d’habitude. Il en va de même pour les poids que nous allons aborder ici. Mais pas question de détruire ce qui nous embête; détruire est certes facile, mais ça ne permet pas toujours de tirer avantage de notre expérience.
Alors je vous propose de déconstruire. C’est à dire de défaire tranquillement ce qui vous pose problème, brique par brique pour reprendre l’image du mur. Et dans ce mur, il y a de tout, des briques qui ne serviront pas ou plus, des briques dont vous pourrez vous inspirer, voire même réutiliser. Car lorsque tel ou tel trait de caractère, telle aptitude a vu le jour dans une situation, pourquoi ne pas vous en resservir ailleurs si cela a du sens et de l’utilité ?
Passée cette parenthèse déconstruction, l‘idée est de trouver ce qui vous pèse, et de voir ce que vous souhaitez en faire. Dans un premier temps, il convient de faire l’état des lieux des douleurs, des sensations, de passer à la moulinette de votre corps cet état de pesanteur, de lassitude, de fatigue… s’il existe bien sûr. Avoir le poids du monde sur ses épaules, en avoir plein le dos, ça me pèse, …. Nombre d’expressions font état de ces poids en plus.
Ces poids sont parfois à court terme, liés à une situation spécifique et parfois peuvent être le fruit d’un héritage, de ce qu’on nous a sommé de porter ou que nous avons souhaité prendre pour en délester d’autres.
Comme à chaque fois l’état des lieux, c’est de savoir, en toute franchise avec soi et la réalité aussi, ce que nous portons parce que nous le voulons, parce que ce poids nous semble “légitime”. Il convient de vérifier que nous avons la forme physique pour le gérer, et qu’il est bien réparti, de sorte de ne pas trop nous faire pencher dans un sens ou dans l’autre au risque de tomber.
Et puis tout comme pour les déchets, il est des poids qu’on peut refuser de prendre dès leur départ, pour ne pas se surcharger inutilement. Ceux qui concernent les “poids émotionnels” que nous donnent les personnes que nous côtoyons ou croisons. Le poids d’un énervement, le poids d’une frustration, d’une “pique”, un mot dit pour décharger l’agacement, la colère qui nous arrive… nous pouvons accueillir ce que cela déclenche chez nous, sans toutefois accepter le poids transmis par cet acte.
Une fois que vous avez en tête ce que vous souhaitez porter, ce qui vous arrive, ce que vous accueillons et ce que vous laissez dehors, alors déjà vous devez pouvoir relâcher votre corps. Car lorsque le corps supporte encore plus qu’il ne porte, nous adoptons souvent des “attitudes d’effort”. Regardez vos épaules, prenez le temps d’essayer de les descendre pour voir si effectivement, vous êtes plus au repos, et si vous vous l’autorisez. Portez-vous et répartissez pour votre équilibre les poids que vous avez acceptés consciemment de tenir. Et vérifier de temps à autre que ce poids est bien mis, car comme un sac de sable ou un carton que vous auriez à porter, il faut une bonne prise, et parfois réajuster votre posture, votre position pour vous mettre en sécurité et garder la forme.
Et vous, quel(s) poids avez- vous à réajuster cette semaine pour vous sentir plus à l’aise ?
