You are currently viewing TRISTESSE = JOIE

TRISTESSE = JOIE

C’est à la fois très optimiste et très fataliste comme constat. S’il y a du soleil, il y a aussi la pluie, si le bonheur existe c’est aussi que le malheur est présent. Alors cette semaine, je vous propose que nous regardions le positif et le négatif comme des personnes à accueillir, autant l’une que l’autre.  

En substance, rien n’est immuable dans le temps. Et sans que le bonheur appelle forcément au malheur et la joie à la tristesse, il va de soi que tout n’est pas toujours parfait ou insupportable. Alors cette semaine, pour parler de nos émotions, je vous propose de les accueillir. Accueillir celles qui sont positives, joie, surprise, par exemple, mais aussi les autres, la peur, la tristesse, la colère…  

D’ailleurs dans ce pêle-mêle incertain des émotions, où les définitions du terme sont multiples, c’est sur nos émotions que nous allons nous concentrer, nos ressentis, avec nos mots à nous. Pa forcément besoin de s’appliquer à rentrer notre vécu intérieur dans des cases de mots.  

Alors quelles seraient les deux émotions positives qui vous animent le plus en ce moment ? Et les deux plus désagréables ? Avec ce panel, je vous invite à accueillir toutes ces émotions de la même manière. Les accueillir au sens d’un invité que vous recevez chez vous. Si tout le monde se présente à votre porte, c’est bien pour une raison précise.  

Que va faire votre invité si vous lui claquez la porte au nez ? Il vous connait, connait votre maison, sait exactement ce qui se passe pour vous en ce moment. Croyez-vous qu’en fermant la porte, il va repartir chez lui et vous oublier ? Qu’il ne va pas essayer de passer par une fenêtre, une porte dérobée ? Il va sûrement insister, frapper à la porte, sonner, attendre qu’un autre invité arrive pour entrer de force, ou finir par enfoncer la porte.  

Si cette émotion, cet invité est là, c’est pour une bonne raison. Si la joie existe et que vous l’accueillez, que vous lui octroyez le droit d’exister, d’entrer, d’être quelqu’un sur qui vous pouvez vous appuyer pour avancer, pourquoi en serait-il autrement des autres émotions ? Parce qu’elles sont “négatives”, comme je l’ai dit plusieurs fois ? Parce qu’elles ne sont pas admises, bien vues, reconnues ? Parce que ce n’est pas bien de se plaindre, qu’il y a plus malheureux, que ces émotions-là, on peut les faire taire toute la vie ? Libre à chacun de se rappeler ce qu’il se dit lorsqu’il repousse ou fait se taire certaines émotions.  

En tout cas, c’est à vous de définir ou placer “ vos catégories”, vos groupes. Y a-t-il des émotions positives et négatives, ou bien des émotions, tout court, qui vous aident à avancer et à digérer les aléas de la vie ? Y a-t-il les émotions admises et les socialement interdites ? Ou bien a-t-on le droit d’avoir un fou rire avec des amis autant que de pleurer dans leurs bras à chaudes larmes lorsque c’est nécessaire ?  

Et d’ailleurs au même titre que certains repoussent la tristesse comme un pestiféré, certains font de même avec le bonheur parfois. Savoir à quoi nous avons droit, estimer ce que nous méritons, tenter de nous protéger ou au contraire de nous punir, voilà de multiples occasions de faire de nos émotions nos bourreaux. Leur présence ou leur absence d’ailleurs ne sont que des balises, des signes du moment qui se déroule, de notre état présent, parfois en lien avec un événement passé, et les accueillir c’est peut-être simplement accepter ce qui est là, devant nous. Nous luttons sûrement déjà assez pour ne pas dépenser autant d’énergie à bloquer ceux qui sonnent à notre porte pour nous aider. Il ne tient qu’à nous de les faire rentrer, et de partager un moment avec elles, ces émotions qui nous constituent.  

 
Et vous, quelle(s) émotion(s) allez-vous accueillir différemment en vous cette semaine ?  

Laisser un commentaire